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Chers anciennes, chers anciens, sur cette page, et sur d’autres s’il y a matière, nous mettrons en ligne vos souvenirs et anecdotes de votre vie scolaire au Mekhit, réveillez vos souvenirs et couchez les sur papier, chacun est responsable de ce qu’il écrit. A vos plumes, stylos ou clavier.

Jean Jacques Teyan

La veille des examens, il y avait souvent des pandémie dans les classes concernées, quelques fois générales, où seul le thermomètre faisait foi de notre état général. Alors vraiment malade ou malade imaginaire ?🤣  A chacun son astuce pour le prouver.

Je me souviens de plusieurs soirs de répétitions avec Baron Maestro Yambekian😇  Un soir, ou la chorale avait des difficultés à mémoriser et chanter un morceau du répertoire de Baron Yambekian, Il se mit a nous accompagner, jusqu’à couvrir toute les voix de sa chorale, avec sa voix de ténor, (nous pouvions même chanter en playback quand nous avions oubliés les paroles), les heures passant, il en perdit son dentier, faillit même l’avaler par accident, mais fort heureusement, il en sortit idem, et avec le sourire, car autant il pouvait être sévère avec nous, autant il avait également de l’humour. D’ailleurs certains élèves prenaient plaisir à l’imiter

Parmi nous, il y avait de fortes têtes. Des élèves un peu plus difficile, dissipés, mais courageux, téméraires, histoire de montrer qui était le plus fort. Et un soir toujours pendant les répétitions de la chorale, qui duraient des heures et des heures, alors que nous avions aussi des devoirs dans d’autres matières plus importantes (mais pas au collège, le chant avait un plus gros coefficient 🤣 ), ou pour voir (un épisode de Colombo ou le feuilleton de notre compatriote Mannix à la TV noir et blanc). l’attention au cour de la soirée pouvait se dégrader, enfin surtout nos nerfs d’impatience… Et un parmi nous, ce soir là, fut punis et collé au piano Pleyel du Maestro avec les mains sur la tête. Mais pas pour un court instant, l’heure passant, la fatigue aidant, un de ses bras lâcha prise, et une de ses mains alla taper sur les touches du piano, soit quelques notes d’un très mauvais accord, alors que au même instant, Baron Yambek muni de son diapason, lançait dans un silence solennel son abituel : « TROIS QUATRE » pour la « unième fois » de la répétition… Le malheureux au piano qui ne l’avait pas fait exprès cette fois, du endurer la colère du Maestro avec une colle en prime, sous les rires et applaudissement en cœur des élèves. 🤣  Il faut savoir, qu’aucun prêtre du collège n’avait le dessus avec Baron Yambekian ! Aucun professeur ! Et il nous disait sérieusement ou avec un brin de sourire : le premier qui bouge, qu’il soit jeune, vieux ou déjà fossile, je lui souffle dessus et il s’envole. Les soirées TV lors des rencontres importantes de football, on considérait que c’était une récompense pour bonne conduite, soit comme une sanction donc salle d’étude, mais une peine très rare, car le football était ROI au collège Arménien avec des sacrées bonnes équipes en minimes, cadets, juniors, et pour les plus talentueux joueurs certaines indulgences de la direction !

Claude Anouchian années collège: 60/67

 

 

Je suis entré au collège en 1960, j’étais un peu trop remuant, c’était un peu ma punition, punition dorée. L’année où on sortait toutes les semaines, avant c’était toutes les deux semaines. Le pont de Sèvres était en bois, entre les madriers on voyait la Seine. Le directeur était Hayr Séropé, le lundi matin, avant d’aller nous changer fallait allait lui baiser la main et le saluer, tout comme le samedi avant de partir, après le cours de chant, cela lui permettait de voir si nous étions en costume du collège, les cheveux bien peignés, les chaussures cirées, quelques roublards ont essayé de cirer que le devant de la chaussure, et se retiraient de la chambre du vartabed à reculons, sur ordre du vartabed, ils retournaient au dortoir cirer convenablement les chaussure pour se représenter devant le directeur.

H.Séropé se mettait devant la porte pour voir et saluer les élèves qui montaient au dortoir le soir et descendaient le matin,ce qui lui permettait de compter les manquants, surtout les soirs de télévision ou le jour d’examens, des petits aux plus grands pour aller à la prière avant d’aller déjeuner. Il se dit que le samedi, à la jumelle il regardait sur le pont de Sèvres qui fumait qui le lundi matin avait droit à sa paire de claques.

une habitude que ses successeurs n’ont pas continuée et que le collège est parti vau-l’eau, petit à petit, jusqu’à se fermeture définitive.

Chaque année nos montions une équipe de foot, hand ou basket, ce qui nous permettait, le jeudi, d’aller jouer en extérieur, nous partions juste après le déjeuner pour rentrer juste avant le diner!!!

C’était l’époque où il y avait des grillages et pas de mur. Une lingerie avec une lingère, des douches une fois la semaine.

Avec la chorale nous allions à la Sorbonne, Salle Gaveau, Pleyel, Mutualité…

 


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